Quand j’ai commencé ma carrière à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus, du CHU de Québec-Université Laval, il n’y avait pas de programme de traumatologie à Québec. Pourtant, des blessés graves, il y en avait. Beaucoup.
À l’époque, il y avait même des problèmes dans l’hôpital pour leur trouver une place. J’ai vu des médecins se chicaner à l’urgence pour ne pas admettre un blessé dans leur unité. Il faut comprendre qu’un grand traumatisé pouvait occuper un lit pendant des mois. Pour certains services, ça voulait dire moins de place pour leur propre clientèle.
Il a fallu trouver une autre façon de faire. Il a fallu être créatif. Penser en dehors de la boîte, comme on dit.






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